Et le noir fut.

Le 7e Festival Québec en Toutes Lettres est déjà terminé depuis dimanche!

Je vous avoue que j’étais sceptique au départ, en tant que non-initié de littérature noire et affligé d’un léger syndrome de la croyance aux clichés. J’ai lu quelques Agatha Christie et on m’a raconté du Patrick Sénécal, mais on conviendra que c’est insuffisant. (« Insuffisant » est un euphémisme, considérant le nombre d’écrivains qui s’adonnent au livre noir, autant dans la francophonie qu’au monde des anglo-saxons.)

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Les tables rondes des derniers jours ont dressé un portrait assez intéressant et riche de ce que peut être la littérature noire. Voici donc un gros résumé crasse de certaines particularités intéressantes que j’ai retenues :

– L’écriture du polar comprend un processus de recherche et de construction de l’intrigue, pour situer l’œuvre, rendre les références crédibles et développer un enchevêtrement — disons-le — intrigant à lire.

– Les œuvres de littérature noire montrent souvent un reflet de la société et du temps dans lesquels  elles s’inscrivent. Elles intègrent les marges, elles jouent de cynisme, de lucidité et d’humanité.

– C’est un genre en constante expansion, surtout au Québec où les auteurs, éditeurs et lecteurs se font de plus en plus nombreux. Le terme « polar » n’est plus une honte et le corpus perd de plus en plus son statut de « sous-genre ».

– Il y a de plus en plus d’écrivaines de polar, je crois qu’il est important de le souligner. Dans un genre littéraire qui reflète le social, nécessairement nous voyons apparaître des héroïnes crédibles et complètes. Les quelques écrivaines présentes à la table ronde de samedi m’ont rendu optimiste à ce sujet.

– Tu devrais en lire.

– C’est vrai que Martin Michaud a un peu une face de repris de justice. (Crédit à Norbert Spehner.)

Comme pour tous les genres de l’art, les limites sont poreuses. On en retrouve pour différents types de lecteurs, mais surtout pour ceux qui savent lire…

Une édition agréable encore cette année pour le festival Québec en Toutes Lettres. Des activités intéressantes, certaines extraordinaires, d’autres enrichissantes. Rien de sordide, de trash ou de rock n’ roll je dois dire, mais on sort de toutes les activités avec une grave démangeaison de lecture, et ça c’est déjà un succès en soi. Prépare-toi, bibliothèque : tu vas y passer.

J’ai eu beaucoup de plaisir à vagabonder pour toi, lecteur. Tu peux revenir nous voir une fois de temps en temps pour ta dose de poésie et de chroniques. Le Collectif RAMEN est pas sorteux.*

*C’est un mensonge.

-Anaël Turcotte

Au compte du Collectif RAMEN, Anaël Turcotte est blogueur pour la 7e édition du festival Québec en Toutes Lettres, du 29 septembre au 9 octobre 2016.

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